Ecoles du Mékong, les promesses de l’éducation de l’Asie du XXI° siècle
Problématique
Si Ecoles du Mékong n’aborde pas la question de l’éducation dans son ensemble, elle entend mettre en lien les choix politiques et les capacités de financement de l’éducation, afin de répondre aux questions suivantes :
Aujourd’hui en Asie, quels espoirs de promotion sociale apportent les politiques éducatives ?
Quels sont les efforts menés localement et pour quels résultats sur le long terme ? Quels sont les besoins et des acteurs du développement pour améliorer les perspectives d’avenir de la jeunesse asiatique ?
Cadre et périmètre géographique
Pour les besoins de ce reportage, nous sommes en relation avec 5 petites associations oeuvrant sur le terrain pour l’amélioration de l’éducation en Asie du Sud Est. Notre objectif est de mettre en perspective les témoignages d’acteurs sur le terrains afin de comprendre et de comparer les conditions de scolarisation, par ailleurs impactées de manière significative par la crise économique asiatique des années 90 mais également par la crise mondiale actuelle.
Pourquoi l’Asie du Sud Est ?
Tout d’abord parce que nous avons déjà foulé le sol de quelques pays d’Asie tels que la Chine, l’Inde, la Thaïlande et l’Indonésie et qu’Amande est en collaboration depuis 2001 avec la boutique d’importation d’artisanat Asia Isa. Cette première expérience asiatique nous donne envie de mieux connaître cette partie du monde, située entre les géants indien et chinois, qui attire de plus en plus l’attention sur elle. La région, particulièrement dynamique dans une période de crise mondiale, est aussi peu connue (si ce n’est pour son tourisme et ses bas salaires) et souvent stigmatisée.
Pourquoi se focaliser sur l’éducation primaire ?
Les raisons sont à la fois sociologiques et didactiques. La situation de la scolarisation primaire est tout d’abord un item fondamental pour comprendre les sociétés et les questions de développement. C’est aussi un facteur d’inégalités profondes, et ce, partout dans le monde. Pourtant, ne considérons-nous pas qu’apprendre à lire est un acquis ? un droit ?
Comme le précise François Orivel (directeur de recherche émérite au CNRS et à l’Institut de Recherche sur l’Education), “les Pays les Moins Avancés (dont font partie le Laos et le Cambodge) sont pris dans un cercle vicieux car s’il est admis que l’éducation est une condition sine qua non au décollage économique, elle nécessite des ressources proportionnellement importantes”. Qu’en est-il des autres pays ? L’éducation fait-elle toujours partie d’une réflexion à long terme ?
Concrètement, nous souhaitons montrer l’évolution de l’éducation en Asie du Sud Est par rapport à ce que l’on observe en France, en cette période d’incertitudes économiques et de crise de valeurs en Occident.

